Le Japon de tous les costumes: entre mariage des styles et des univers

A l’occasion du 15ème anniversaire de la Maison de la culture du Japon à Paris, des artistes japonais de la nouvelle génération présentent tout au long du printemps des courts métrages. Le rire, à travers lequel ils portent, chacun à leur manière, un regard critique -et satyrique- sur leur société y a une place de choix. Peut-être est-ce aussi un moyen d’exorciser le drame de toute une nation, un peu plus d’un an après le séisme.

De ce fait, nous nous sommes intéressés à cette culture d’un peu plus près… Place aux tendances actuelles du Japon où la créativité ne manque pas pour se démarquer – et se faire remarquer!

Comment imaginez-vous le Japon? Assurément, ce pays vous évoque les sushi, les ninjas, les samurais, mais aussi Sony, Toyota, les Pokémons, les sumos ou les Geisha.

L’archipel de l’océan Pacifique au plus de 6 000 îles est l’un des rares pays -peut-être le seul- où des cultures aussi insolites qu’étranges se déploient.

Petit tour d’horizon avec 4 phénomènes en vogue.

Commençons donc avec les Cosplayers.

Les mangas, les jeux vidéo ou les films d’animation fascinent nombre de Japonais. A tel point que certains s’identifient complètement à ces mondes parallèles et aux héros qui les habitent. Ils lisent chaque jour des milliers de mangas ou passent quotidiennement plus de 20 heures à tapoter leur clavier. Ce sont les Otaku.

Mais cela ne s’arrête pas là. Certains Otaku vivent leur passion jusqu’au bout des ongles…en revêtant les costumes de leur personnage d’animation préféré. Ils se nomment Cosplay. Ils sont très nombreux à Tokyo, notamment à Akihabara, un quartier populaire  de la capitale où il n’est pas rare de croiser Pikachu et toute sa bande!

« Gal »

Ce terme désigne des jeunes filles très très fashion. Ces nouvelles générations passent environ 2 à 3 heures à se maquiller -et se transformer- tous les jours pour parvenir à un résultat pour le moins superfi…euh, stupéfiant!

Les « Gal » d’il y a 10 ans avaient opté pour une peau bronzée, à l’européenne, et pour un maquillage blanc. Ce type est appelé Kogal. Mais la nouvelle génération de Tokyoïtes revient désormais à l’idéal de la peau blanche.

Pour comprendre le phénomène, il faut remonter 100 ans en arrière, lorsqu’une des plus anciennes légendes japonaise est apparue. Une vieille femme, nommée Yamamba vivait seule dans une forêt et kidnappait les individus qui se perdait pour les tuer puis en faire son repas. Une sorcière japonaise en quelque sorte.

Aujourd’hui, cette légende revit par le biais de ces jeunes filles qui s’en inspirent. Leur nom est Yamamba Gal. Elles se teignent les cheveux en jaune, bleu ou rose et fardent leur visage d’une manière plutôt cocasse…et ce n’est pas pour Halloween. Les photos parlent d’elles-mêmes!

Ce style attire même les hommes! Ils sont appelé les Gal-o, ce qui signifie « garçons » en japonais. Tout comme les lycéennes, ils arborent maquillage et cheveux longs colorés. Décoiffant!

Le dernier phénomène observé se dénomme « Maid », c’est-à-dire servante ou domestique. Ton puéril et comportement très enfantin caractérisent ces jeunes nippones.

Si vous vous rendez dans un des cafés où elles travaillent, elles vous appelleront « Maître » et répondront donc à votre moindre demande.


Les hommes raffolent des « maid cafe », on peut comprendre pourquoi… mais ces lieux sont aussi connus pour utiliser des effets magiques. Transformer un simple café en un délicieux expresso? Regardez

Alors évidemment, ne vous méprenez pas, ces phénomènes de mode ne touchent pas tous les japonais, et la majorité d’entre eux portent d’ailleurs un regard bien critique envers ces tendances.

Le Pays du soleil levant n’a surement pas fini de nous surprendre!

Intéressés, curieux d’en découvrir davantage sur l’univers nippon? Rendez-vous à la Maison de la Culture du Japon:

Maison de la culture du Japon à Paris
101 bis, quai Branly
75015 Paris
http://www.mcjp.fr

Florence G.

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J'aime les virées glam-cocktails entre copines à Shanghai ou à New York. Ma devise : "Pas de chocolat sans pain"